La mise en scène

juin 6, 2010 à 12:41 | Publié dans La mise en scène | Laisser un commentaire
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Avant toute chose, je pense que l’essentiel même d’une photo est ce qu’elle va dégager. C’est encore plus vrai en photographie culinaire. Il faut que même si on regarde votre photo à 9h du matin, votre saumon mariné nous fasse saliver. Tout le challenge va alors se retrouver dans votre mise en scène.

Vous devez certainement avoir déjà un style plus ou moins défini, une sensibilité qui fait que vous aimez certaines photos et pas d’autres.

Ces photos ont toutes leur propre style et montrent qu’il n’est pas forcément nécessaire d’avoir pléthore de vaisselles et de décos. Un cadrage un peu plus serré sur le plat permet de rentrer rapidement dans le vif du sujet. Il est d’ailleurs plus facile de mettre en valeur des petites quantités. Si vous photographiez un plat de pâte, remplissez moins votre assiette quitte à en rajouter ensuite pour passer à table !

Lorsque vous préparer votre plat, vous pouvez d’ors et déjà réfléchir au cadre et à la mise en scène que vous souhaiter mettre en œuvre. Profitez du mijotage ou de la cuisson au four pour mettre en place votre set et les réglages de votre appareil. Ainsi, dès que le plat est prêt, clic clac c’est dans la poche et on passe à table !

Si vous ne souhaitez pas manger froid, l’alternative est de cuisiner une portion en plus et de la photographier calmement plus tard. Congelez-là et cela vous fera un excellent plat cuisiné tout prêt les jours de flemme !

Lorsque vous préparez votre photo, pensez à l’élément que vous souhaitez mettre en valeur. Qu’est-ce que vous voulez montrer avec cette photo ? Quelle émotion vous voulez provoquer ? Sur quoi voulez-vous qu’on s’attarde ? Qu’est-ce qui est à mettre en valeur ? La texture croustillante de ce cookies ou fondante de cette crème ? Les magnifiques couleurs de légumes cuits à la vapeur ? L’ambiance gargantuesque d’un brunch ?

Poser le plat sur la table et pouf prendre la photo ne rendra jamais une photo appétissante, sauf coup de chance. Avant de vous lancer dans la photographie culinaire, réfléchissez-bien au style que vous souhaitez atteindre et à l’ambiance de vos photos. Flânez sur la toile à la recherche de photos culinaires : il y a les blogs, mais pensez également aux portfolios des professionnels qui sont une incroyable source d’inspiration. N’hésitez pas à enregistrer les photos sur votre ordinateur et à vous constituer une petite collection. Cela pourra vous être utile si vous séchez sur une mise en scène.

Lorsqu’on prend une photo, il ne faut pas hésiter à multiplier les points de vue. Au contraire, se forcer à changer d’angle permet de sortir un peu des ses sentiers battus. Par exemple, on a tous un format où l’on se sent plus à l’aise : en pied ()) ou en portrait (/). Prendre à chaque fois une photo en pieds et une photo en portrait vous obligera à modifier un peu la mise en scène et donc à varier les points de vue.

Varier la disposition peut également être intéressant. µPar exemple, prendre la photo d’un gâteau entier puis d’une part : on joue sur la mise en scène et met en valeur la texture.

Si vous voulez des photos réussies, vous ne pouvez pas passer outre la mise en scène : ce qui est plat est chiant. Une photo de cookies dans une assiette, c’est ennuyeux, ça endort plus les papilles que ça ne les émoustille. Je sais qu’on vous l’a interdit pendant toute votre enfance, mais il faut jouer avec la nourriture. On doit ressentir le plaisir que vous avez eu à cuisiner et imaginer le plaisir que l’on aura à manger votre plat.

Vous ne voulez pas vous cassez la tête avec votre assiette de cookies ? Prenez alors le contre-pied et allez-y à fond dans le « plat ». Prenez vos cookies d’en haut : rendez encore plus plat ce qui l’est déjà.

Si vous n’êtes pas à l’aide dans la mise en scène, contentez-vous de sobriété au début. Un fond clair et une assiette blanche sont plus faciles à maitriser qu’une table bien garnie. L’alternative est aussi de réaliser un plan serré sur le plat. Pas de déco mais on est tout de suite dans le vif du sujet : la nourriture. Il faut susciter l’envie avant tout.

Le matériel ne fait pas le bon photographe

juin 6, 2010 à 12:40 | Publié dans Les bases | Laisser un commentaire

1.1.   Quel matériel à disposition ?

Il y a deux catégories d’appareil photo : les compacts et les réflex. Et une 3ème, un peu hybride entre les deux, les bridges.

1.1.1.  Les compacts

Le compact est comme son nom l’indique, compacte, il est fait pour tenir dans la poche et ne pas être encombrant.

Ses options sont restreintes, quand il dispose des modes manuels (M, A, S, P), ceux-ci sont assez limités.

Il est en train d’apparaître un tout nouveau segment pour les compacts : les compacts à objectifs interchangeables.

Les compacts sont plutôt destinés aux petits budgets et à ceux qui ne veulent pas s’enquiquiner des réglages.

Les fausses bonnes idées reçues des compacts

Nombre de pixels et taille du capteur

Ne vous fiez pas au nombre de pixels : ce n’est pas parce que votre compact bat le record de pixels que vos photos seront de qualité. Il faut prendre en compte la taille du capteur, car si le nombre de pixel augmente, la taille du capteur, elle, a tendance à rester stable voire à diminuer.

Le capteur est l’équivalent de la pellicule sur les appareils argentiques. Il convertie point par point la lumière qu’il reçoit en code informatique. On appelle ces petits points d’information, des pixels.

On pourrait penser que plus y il a de pixel sur le capteur et plus on a d’information (donc une meilleure photo). Et bien en fait pas vraiment : la taille du capteur joue un rôle essentiel. Il faut que la taille du capteur soit adapté au nombre de pixels.

Je vous propose une petite image pour vous représenter la chose : Imaginons qu’un capteur soit une rame de métro et que les voyageurs soient les pixels.

Trop de pixels par rapport à la taille du capteur : les pixels seront tellement serrés entre eux que cela va produire des aberrations sur l’image.

Nos voyageurs sont serrés les uns contre les autres. Si vous avez déjà expérimenté les grèves de transports, vous avez dû vous rendre compte que dans cette situation, on est tellement étouffé qu’on ne voit pas trop ce qu’il se passe autours.

Faible densité de pixel par rapport à la taille du capteur : A l’inverse si les pixels sont trop espacés, le capteur va devoir produire de l’information pour combler les trous.

Idéalement, il faudrait une rame de métro qui contienne assez d’espace pour que les voyageurs puissent respirer mais en même temps pas trop d’espace pour qu’ils puissent communiquer entre eux.

La métaphore est un peu bancale mais le principe est là. Ne vous laissez donc pas abuser par les vendeurs qui vous vantent un nombre astronomique de pixels et intéressez-vous à la taille du capteur.

Nombre de pixels et utilisation

Là où le nombre de pixel devient ridicule, c’est devant l’utilisation – ou plutôt la non utilisation – des capacités qu’un nombre important de pixel permet. Avec 8MP, on peut déjà imprimer de belles photos en A2, donc au-delà, cela n’a pas grand intérêt car si vous imprimez souvent du A2 voire plus, je vous conseille plutôt un réflex dans ce cas.

L’écran permet un meilleur cadrage des photos

Contrairement aux reflex, le viseur est électronique et non optique : on voit ce que va prendre en photo sur un écran comme un caméscope alors que sur un reflex on doit regarder dans le viseur (comme pour les argentiques) .

Même si d’énormes progrès ont été fait ces dernières années, le temps de latence entre le moment où on appuie sur le bouton et le moment où la photo est faite peu être dérangeant et peut nous faire louper de jolies photos sur le vif. En revanche, en photo culinaire à mois que vos spaghettis se fassent la malle, pour une photo type nature morte, cela ne posera pas problème.

L’avantage de l’écran est qu’il évite de devoir se contorsionner lorsqu’on veut changer de cadre si la photo est prise dans des conditions « simples » (dans la cuisine, sur la table prête à manger). L’écran est porté à bout de bras alors qu’un reflex oblige à avoir l’œil dans le viseur.

En revanche, le porté à bout de bras amène très souvent un bougé donc du flou sur votre photo. Le reflex obligeant à avoir l’œil dans le viseur, on a donc les bras contre la poitrine et le boitier contre le visage. C’est 3 points d’appuis nécessaire, comme un trépied. Justement, pour éviter le bougé avec un compact, je vous conseille fortement d’utiliser un petit tripod. C’est un mini trépied que vous pourrez poser sur la table. Pour 10€, cela vous permettra également de jouer sur l’exposition et sur la vitesse d’obturation (utile en cas de faible luminosité).

1.1.2.  Les bridges

Le bridge est un mélange de compact et de reflex. Il prend au compact le viseur électronique (on vise à l’aide de l’écran), sa petite taille de capteur et l’impossibilité de changer d’objectif et emprunte au reflex sa prise en main et une qualité meilleure que les compacts.

Le choix était intéressant quand les reflex coutaient encore un bras. Aujourd’hui, le prix des reflex ayant tellement baissé, ils valent moins le coût à mon sens. Le D40, vieux modèle de chez nikon (2 ans de bons et loyaux services pour ma part) à même pas 300 € et l’entrée de gamme actuelle, le D3000 est à 450€ en moyenne. Chez Canon, l’entrée de gamme, l’EOS 1000D, est à environ 400€.

L’argument du prix n’en étant donc plus un, le bridge se révèle être un choix peu intéressant.

1.1.3.  Les reflex

Le reflex est composé d’un boitier et d’un objectif. La mesure se fait à travers l’objectif : le viseur est donc optique.

Le capteur est bien plus grand que les compacts et les bridges permettant ainsi une meilleure résolution de vos photos. Le type de boitier ne fait pas tout, la qualité des photos dépendra essentiellement de l’objectif utilisé. Il est plus stratégique de prendre un boitier pas trop cher et de se munir de bonnes optiques (=objectifs).

Je ne vais pas détailler la foultitude de possibilités qu’offre un réflex, mais en gros un reflex permet :

–       De débuter en photo : il possède les mêmes modes automatiques qu’un compact. Donc si on ne veut pas se prendre la tête, il suffit de viser et shooter.

–       De maîtriser ses réglages : là, le grand monde merveilleux de la photo et de ses techniques s’offre à vous ! Avec un peu de volonté, de lecture et d’entraînement, vitesse d’obturation, exposition, ouverture du diaphragme, balance des blancs n’auront plus de secrets pour vous.

–       D’évoluer en photo : Et c’est un peu là le drame car quand vous chopper le virus, il y aura toujours un besoin d’objectif (macro, focale fixe, téléobjectif, grand angle), de filtres, de sacoches, de pieds quand ce n’est pas un nouveau boitier ! L’avantage du reflex, c’est que vous pouvez changer de boitier sans changer d’objectif (si tant est que vous restez dans la même famille) et que vous pouvez acquérir pleins de matériel d’occasion à moindre frais.

1.2.   Mais quel type d’appareil choisir au final ?

Et bien tout dépend de votre utilisation ! Je sais, ça ne vous aide pas !

Outre le budget, je dirais que :

–       Si la photo ne vous intéresse pas en elle-même mais qu’elle est simplement le moyen de mettre en images vos super recettes et peu importe si les photos sont pas terribles, dans ce cas, choisissez un compact !

–       Si vous avez tendance à dégainer votre appareil à tout va, que la photo vous intéresse et que vous avez envie de jouer avec les photos culinaires, choisissez un réflex !

–       Si vous êtes riche mais que vous n’y connaissez pas grand-chose en photo, pas besoin d’acheter un super reflex. Contentez-vous des entrées de gamme qui sont destinées aux débutants. Les réflex ont une technicité qui peut être rapidement déroutante. J’ai mis 2 ans, avant d’être réellement frustrée de mon D40. Son ergonomie simplifiée ainsi que les réglages légèrement limité (par rapport au D90 par exemple) permet de la maîtriser sur le bout des doigts. Je pleure quand je vois des blogueuses utiliser des modèles flirtant avec la gamme expert en mode Automatique.

1.3.   Ce petit objet étrange qu’est le manuel d’utilisation

On ne le répètera jamais assez mais le matériel ne fait pas la bonne photo : le photographe y prend un part largement importante ! Et pour commencer, faire de bonnes photos implique de bien connaitre son matériel. Oui oui oui, le gros manuel livré avec votre appareil n’est pas là que pour caler les pieds de table ! Il faut le lire afin de bien se familiariser avec la bête !

Mais comme ça ne suffit généralement pas à comprendre le pourquoi du comment, je vous ai préparé une petite série d’articles pour vous expliquer et surtout démystifier tout ça !

Hello world!

avril 15, 2010 à 5:34 | Publié dans Uncategorized | Un commentaire

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